Dates des signes du zodiaque : début et fin de chaque signe

Les douze périodes en entier, la raison pour laquelle chaque début de signe glisse d'un jour selon les années, et pourquoi les listes publiées se contredisent.

Un signe du zodiaque débute à la seconde où le Soleil entre dans une nouvelle tranche de trente degrés du grand cercle qu'il paraît parcourir autour de nous en une année. Cette seconde ne retombe jamais au même endroit du calendrier, et c'est pour cette seule raison qu'un site fait démarrer le Lion le 22 juillet quand le suivant le fait démarrer le 23. Voici d'abord les douze périodes telles qu'elles se présentent une année ordinaire, puis les trois causes qui les font bouger.

Les douze périodes d'une année ordinaire

Les dates ci-dessous sont données en heure universelle, l'horloge de référence commune à toute la planète, réglée sur le méridien de Greenwich. Quelle que soit l'année consultée, elles sont justes à un jour près.

  • Bélier. du 21 mars au 19 avril
  • Taureau. du 20 avril au 20 mai
  • Gémeaux. du 21 mai au 20 juin
  • Cancer. du 21 juin au 22 juillet
  • Lion. du 23 juillet au 22 août
  • Vierge. du 23 août au 22 septembre
  • Balance. du 23 septembre au 22 octobre
  • Scorpion. du 23 octobre au 21 novembre
  • Sagittaire. du 22 novembre au 21 décembre
  • Capricorne. du 22 décembre au 19 janvier
  • Verseau. du 20 janvier au 18 février
  • Poissons. du 19 février au 20 mars

Un anniversaire posé trois ou quatre jours à l'intérieur d'une période ne demande aucune vérification : le tableau suffit et tu peux t'arrêter ici. Un anniversaire tombé le jour même d'un passage, ou la veille, ou le lendemain, ne peut être tranché par aucune liste, et la suite dit pourquoi.

Quatre bornes que le ciel fixe lui-même

Ce découpage ne doit rien à une décision administrative. Le compte part de l'équinoxe de mars, c'est-à-dire de l'instant où le Soleil traverse l'équateur céleste en remontant vers le nord, quand le jour et la nuit durent presque autant l'un que l'autre sur toute la Terre. Le Bélier commence à cette seconde-là.

Trois autres départs sont de vrais événements astronomiques, que les observatoires calculent à la minute. Le solstice de juin ouvre le Cancer, au moment où le Soleil atteint son point le plus au nord. L'équinoxe de septembre ouvre la Balance, le solstice de décembre ouvre le Capricorne. Les huit entrées restantes se contentent de partager ces quatre intervalles en portions égales de trente degrés.

Cet ancrage règle aussi une question que posent souvent les lecteurs installés au Québec, à Dakar ou à Nouméa : les périodes valent pour la planète entière. Elles se mesurent sur la place du Soleil le long de son parcours annuel, pas sur la saison qu'il fait dehors, donc le Bélier démarre bel et bien à l'équinoxe de mars là où celui-ci ouvre l'automne.

D'où vient le décalage d'un jour

Le tour complet réclame à peu près 365 jours et six heures, alors que l'année civile en compte 365 tout rond. Chaque année ordinaire, le Soleil rejoint donc le premier degré du Bélier avec près de six heures de retard sur son horaire précédent, et ce retard atteint dix-huit heures au bout de trois ans. Une entrée qui se produisait en fin de soirée se retrouve alors au petit matin du lendemain.

Puis vient le 29 février. Le calendrier gagne une journée d'un seul coup et le passage revient tout près de sa position de départ. Il ne s'agit donc pas d'une dérive qui s'aggrave d'année en année, mais d'un balancement sur quatre ans qui se répète indéfiniment. Le ciel garde exactement le même rythme, c'est notre façon de compter les jours qui prend tantôt un peu d'avance, tantôt un peu de retard.

Trente degrés ne valent pas trente jours

L'orbite de la Terre est une ellipse légèrement allongée, et notre planète file plus vite quand elle passe au plus près du Soleil, dans les tout premiers jours de janvier. Vu du sol, le Soleil expédie alors les signes de cette période de l'année et s'attarde au contraire dans ceux d'en face.

Le Sagittaire et le Capricorne sont les plus courts, un peu plus de vingt-neuf jours. Les Gémeaux et le Cancer sont les plus longs, un peu plus de trente et un jours. Près de deux journées séparent le signe le plus bref du plus étendu, seconde raison pour laquelle une liste bien alignée reste forcément une moyenne.

Pourquoi deux sites affichent deux dates

Trois causes suffisent à tout expliquer, et aucune ne vient d'un désaccord entre astrologues. La première est l'année pour laquelle la liste a été fabriquée : selon la place occupée dans le cycle de quatre ans, la même entrée tombe le 22 ou le 23.

La deuxième est le fuseau horaire, celle à laquelle on pense le moins. Le passage a lieu au même instant pour tout le monde, mais la date lue sur les horloges dépend de l'endroit où l'on se tient. Prenons une année où le Soleil entre en Vierge le 23 août à 1 h 20 en heure universelle. À Paris, où les pendules avancent de deux heures en été, il est alors 3 h 20 le 23 août et la date publiée tombe juste. À Montréal, en retard de quatre heures sur la référence, ce même instant correspond à 21 h 20 le 22 août : un enfant né là-bas à 22 h ce soir-là est déjà Vierge, alors que le calendrier accroché au mur affiche encore une journée de Lion.

La troisième est l'arrondi. Le passage se produit à une seconde donnée, une liste de dates ne dispose que de journées entières, et deux auteurs également sérieux tranchent parfois en sens contraire.

Si ta naissance tombe le jour d'un passage

Pour le ciel, la situation n'a rien d'ambigu : à chaque seconde, le Soleil occupe un signe et un seul, jamais deux ensemble. Le seul moyen de savoir lequel consiste à repartir de ton année, de ton horaire et de ta commune de naissance au lieu de lire en travers un tableau valable en moyenne. Ce cas de figure a sa propre page dans ce guide, avec la marche à suivre.

Vérifier a un intérêt très concret. Les fiches de signes, ici comme ailleurs, décrivent le signe lui-même et supposent que tu es bien du bon côté du passage. Elles relèvent d'une tradition d'interprétation vieille de plusieurs siècles, pas d'une méthode de prévision vérifiée, et ne promettent aucun résultat. Reste que lire pendant vingt ans les textes de la Balance alors que le Soleil se tenait encore en Vierge à l'heure de ta naissance revient à étudier le portrait d'un inconnu.

Questions fréquentes

Les dates sont-elles les mêmes dans l'hémisphère sud ?
Oui, rigoureusement les mêmes. Un signe se compte à partir de la position du Soleil sur son trajet annuel et non à partir de la température, donc une naissance le 5 avril donne le Bélier à Melbourne comme à Bordeaux. Seules les images de saison héritées des vieux textes européens, les bourgeons et les agneaux de printemps, ne correspondent à rien pour un lecteur austral.
De quel signe est une personne née un 29 février ?
Des Poissons, comme toutes les naissances de la fin février. La journée ajoutée tous les quatre ans n'introduit aucun signe supplémentaire : elle sert à remettre le calendrier en face du ciel, et elle tombe en plein milieu de la période des Poissons.
Pourquoi l'astrologie indienne annonce-t-elle d'autres dates ?
Parce qu'elle mesure les signes à partir des étoiles elles-mêmes, là où l'astrologie occidentale les mesure à partir de l'équinoxe de mars. Les deux points de départ se sont éloignés d'environ vingt-quatre degrés au fil des siècles, si bien que les dates indiennes arrivent quelque vingt-quatre jours plus tard. Une naissance de fin mars y relève des Poissons et non du Bélier. Ce sont deux systèmes de mesure différents, pas une erreur de l'un des deux.
Ces dates seront-elles encore valables dans dix ans ?
Oui, à un jour près, et bien au-delà de dix ans. Le zodiaque des horoscopes occidentaux est arrimé au calendrier par l'équinoxe de mars, donc ses bornes ne s'en écartent pas. Ce qui se déplace, c'est le fond d'étoiles situé derrière ces degrés, parce que l'axe de rotation de la Terre décrit un lent balancement d'environ 26 000 ans.

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